Cinéma - Badland Hunters (2/5)
Badland Hunters de Heo Myeong Haeng avec Dong-seok Ma, Roh Jeong-Eui ou encore Joon-Young Lee.
Après un tremblement de terre dévastateur qui transforme Séoul en territoire hostile, un chasseur intrépide se met en tête de sauver une ado enlevée par un médecin fou.
J'aime bien les productions Coréennes qui n'hésitent pas à s'attaquer sans aucun complexe à tous les genres cinématographiques possibles. Du film de zombie au film catastrophe en passant par le film post-apocalyptique, tout y passe pour notre plus grand plaisir. Enfin pour notre plus ou moins grand plaisir car pour de petites réussites comme Dernier pour Busan il y a une grosse masse de nanards.
C'est le cas ici avec ces Badland Hunters qui vivent dans une Corée (du Sud) dévastée par un tremblement de terre et qui doivent affronter un savant fou. Cela recycle pas mal de choses (la communauté de survivants, les gangs, etc.) pour en faire un scénario tenant plus ou moins la route mais qui reste super classique et prévisible. Il faut aussi accrocher au style de jeu parfois très expressif et caricatural des acteurs Coréens.
Mais celui qui nous fait vraiment passer un bon moment c'est Dong-seok Ma, une grosse brute bourrue et taciturne dotée d'un coeur en or (une espèce de Bud Spencer Coréen), qui distribue généreusement les baffes et qui tient clairement le film à lui tout seul. Faut dire que les seconds rôles sont plutôt transparents...
Rien de bien formidable en somme mais un petit film (un peu gore) qui fait passer agréablement la soirée (c'est malheureusement tout ce que l'on peut attendre d'une production Netflix manifestement).
D'un point de vue ludique, rien de bien original non plus. On pourra détourner les dizaines de jeu post-apocalyptiques du marché pour revivre les aventures de Nam San et ses acolytes, qu'ils affrontent des hommes de main sauriens quasi invincibles ou une horde de personnel de la sécurité du savant fou.

Le savant fou a droit à toute sa panoplie allant de la blouse blanche aux cheveux hirsutes
en passant bien entendu par le laboratoire où il mène ses expériences génétiques
sur des enfants innocents...

