Toy Battle - Premières impressions (Partie 2)
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Après vous avoir présenté l'excellent matériel du jeu Toy Battle (ici), voici mes premières impressions sur les règles elles-mêmes.
A PROPOS DES RÈGLES
Rappelons d'abord rapidement comment on joue à cette adaptation officieuse du jeu mobile Clash Royale.
Les jouets sont en guerre et chacun des deux camps cherche à occuper le terrain (pour capturer des étoiles) et/ou à s'emparer du QG ennemi.
Pour ce faire, à chaque tour, un joueur va soit piocher deux jouets (pour un maximum de 8 jouets sur son support) soit poser un jouet sur l'une des différentes base du champ de bataille. Si une base est occupée par un jouet adverse, on ne peut poser son propre jouet que si sa valeur est strictement supérieure. De même on ne peut déployer un jouet sur une base que si l'on peut tracer un chemin de bases occupées jusqu'à son propre QG.
Si l'on occupe toutes les bases autour d'une ou plusieurs étoiles, on s'en empare : il faut en posséder 6 à 8 pour l'emporter selon le plateau utilisé. Si l'on occupe le QG adverse, on gagne également.
Bien entendu il y a des subtilités. Ainsi chaque jouet déclenche une règle spéciale quand il est posé : par exemple le faible squelette Skully (valeur de combat 1) permet de piocher 2 jouets dans sa réserve alors que le chevalier Mastok (valeur de combat 3) peut défausser un jouet ennemi sur une base adjacente. Les 8 jouets de l'armée (qui sont disponibles en trois exemplaires pour former une force de 24 jouets au total) possèdent chacun leur règle spéciale (sauf le terrifiant dinosaure en plastique Roxy qui possède la meilleure valeur de combat - 7 - et qui n'a pas besoin de plus d'atouts).
Autre subtilité, le jeu propose 8 plateaux différents (chaque thème collant à celui de l'un 8 types de jouet), chacun propose une configuration de bases propre, un nombre d'étoiles à conquérir différent et des bases spéciales déclenchant une règle quand on la capture (ressusciter un jouet, désactiver temporairement un jouet de la main adverse, etc.).
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Et voilà. C'est tout. On apprend les règles du jeu en moins de 10 minutes et il faut en gros deux ou trois parties pour maîtriser toutes les règles spéciales des huit différents jouets disponibles.
QUELLES SENSATIONS ?
Toy Battle est redoutable ! Une partie ne dépasse pas les 15 minutes et on peut (et on a surtout envie) de les enchaîner rapidement au fil des victoires et des défaites. Même si les plateaux ne révolutionnent pas fondamentalement les stratégies, ils apportent à chaque fois un petit vent de fraîcheur et de nouveauté qui renforcent l'envie de continuer à pousser ses jouets au combat !
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Et l'on se fait des nœuds au cerveau aussi !
Car chaque placement de jouet doit être bien pensé pour atteindre son objectif : construire un chemin vers le QG ennemi ou s'emparer des précieuses étoiles. Sachant qu'il est impossible de sanctuariser la moindre base car aucun jouet n'est invincible, même pas le terrifiant T-Rex en plastique Roxy.
Les coups tordus peuvent prendre bien des formes : le parachutage du singe Crochet derrière les lignes ennemies pour couper le chemin construit par son adversaire, l'utilisation de la soldat en plastique Cap'tain pour jouer deux fois et s'emparer d'un groupe d'étoiles sans permettre à son adversaire de réagir ou encore perturber les plans ennemis en l'obligeant à défausser des troupes en réserve avec robot XB-42.
C'est super efficace et très fun. Bref c'est une vraie réussite.
Lors de mes parties contre Alex, l'aîné de mes neveux, nous avons à chaque fois privilégié la conquête des étoiles à celle du lointain QG. Cela a ainsi été une course à celui qui réussira à encercler des étoiles tout en empêchant son adversaire de le faire.
Et il m'a fallu peu de temps pour cerner la seule faiblesse du jeu : le hasard. Il est clair que débuter la partie avec une bonne main est un énorme avantage. Par exemple, pouvoir commencer avec des squelettes Skully permet d'occuper le terrain à faible coût et sans risque tout en se constituant facilement une main riche et variée (Skully permet de piocher 2 jouets de sa réserve). C'est un gain de temps formidable surtout si en face on n'a que des jouets à forte capacité de combat qu'on ne veut pas forcément gâcher sur des bases peu vulnérables (celles proches de son QG).
Mais les parties pouvant s'enchaîner rapidement, cette faiblesse est vite oubliée. On perd la bataille sur une mauvaise pioche mais c'est pas grave, on se lance dans un nouveau combat aussi vite et c'est super fun. ;)
UNE BONNE ADAPTATION DE CLASH ROYALE ?
Alors ma réponse est un oui franc et massif ! On retrouve bien tous les ingrédients de Clash Royale.
Visuellement d'abord avec ses plateaux qui ressemblent comme deux gouttes d'eau à ceux du jeu mobile (en particulier la plaine des châteaux qui fait clairement référence au champ de bataille de base de Clash Royale). Mais aussi grâce au style des illustrations, très enfantin et caricatural.
Et le jeu lui-même permet de retrouver les sensations : on construit avec patience son chemin vers le QG ennemi en écrasant sur son passage les troupes adverses. C'est du pur Clash Royale.
Du coup on regrette presque que Repos Production n'ait pas (ou pas pu) obtenu la licence officielle du jeu mobile, cela aurait démultiplier le succès (mérité) de Toy Battle.
ON RÉSUME
Toy Battle c'est un jeu pour deux joueurs au matériel de qualité, aux règles nerveuses et rapides (où l'aléatoire à une grande place), le tout pour un petit prix (environ 25€).
On comprend pourquoi il a reçu l'As d'Or 2026 du Jeu de l'Année à Cannes. C'est mérité.